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Reprise de l’économie: Encore des signes timides

Au début de 2015, l’économie malgache montrait les signes d’une timide reprise.

Soutenue par la reprise de la production rizicole en 2014, par les nouvelles exportations de produits miniers et par la reprise des flux d’assistance extérieure, selon le FMI qui y effectuait la première consultation au titre de l’article IV de ses statuts depuis cinq ans. Et selon le document portant troisième examen de la politique commerciale de Madagascar établi par le Secrétariat de l’OMC, il est mentionné que depuis son dernier Examen de politique commerciale (EPC) à l’OMC, en avril 2008, l’économie malgache a connu cinq années d’une nouvelle crise sociopolitique. La situation au sortir de ces cinq ans s’avère sérieuse: 92% de la population vit avec moins de deux dollars EU par jour, et nombreux sont ceux qui souffrent de malnutrition, surtout dans les villes. Madagascar ne sera pas en mesure d’atteindre la plupart des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en 2015, même ceux qui avaient été jugés, avant la crise, potentiellement réalisables tels que la réduction de la mortalité infantile, l’augmentation du taux net de scolarisation, ainsi que l’élimination de l’extrême pauvreté.

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Cependant, bien que les revenus se soient effondrés, le développement humain a été soutenu par la bonne qualité du système de santé  et du système éducatif, qui ont continué à s’améliorer en dépit de la crise. Par conséquent le niveau de développement humain de Madagascar est comparable à ceux de pays africains à revenus plus élevé. En particulier, le pays dispose d’une main-d’œuvre abondante, en général d’un niveau élevé de formation.

Outre l’incertitude qu’elle a fait peser sur les investissements privés, cette crise a fortement accéléré la déliquescence des infrastructures, faute d’investissement et de financement de la plupart des partenaires extérieurs, découragés par l’absence de démocratie et de bonne gouvernance. Cette dégradation à son tour a fortement péjoré l’environnement économique en général, et les conditions du commerce et de l’investissement internationaux en particulier. La réparation des infrastructures constitue donc, avec la lutte contre la grande pauvreté, les deux urgences auxquelles fait face le gouvernement en 2015.

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Source : La gazette de la grande île